Matisse au Grand Palais: L’exaltation ultime

L’exposition Matisse réunit au Grand Palais, du 24 mars au 26 juillet 2026, plus de 300 œuvres de l’artiste et met à l’honneur la période 1941-1954, les dernières années de sa vie. Une séquence décisive, marquée par une liberté créatrice renouvelée.

Peintures, dessins, gouaches découpées, livres illustrés, textiles et vitraux retracent l’ampleur de ses choix artistiques et la cohérence d’un parcours toujours en mouvement. Après avoir exploré le pointillisme, le fauvisme et l’abstraction, Matisse enrichit son univers de nouvelles techniques et affirme, dans ces années tardives, une dimension résolument pluridisciplinaire.

À près de 80 ans, l’artiste réinvente son art. Avec la gouache découpée, il inaugure un langage d’une audace et d’une simplicité saisissantes : la couleur, découpée puis assemblée, devient matière et architecture de l’espace.

Parmi les pièces exposées, certaines planches de Jazz — initialement envisagé sous le titre Le Cirque — révèlent son attention au mouvement et au rythme des corps. Cette énergie ludique dialogue avec de grandes compositions comme Acanthes, L’Escargot ou Mémoire d’Océanie, où la découpe atteint une ampleur monumentale et une intensité chromatique magistrale.

Le parcours met également en lumière les jalons essentiels de cette période : la série des Intérieurs de Vence, les Thèmes et variations, les dessins à l’encre et au pinceau, les panneaux monumentaux de La Gerbe, ainsi que les grandes figures en gouaches découpées — La Tristesse du roi, Zulma, La Danseuse créole et les célèbres Nus bleus.

Motifs floraux et végétaux, acrobates, baigneuses composent un monde libre et lumineux. Cette exposition offre ainsi l’occasion rare de voir l’âme de Matisse rassemblée en un même lieu, dans l’élan vibrant de ses dernières années.

A propos inesoueslati

Iamque non umbratis fallaciis res agebatur, sed qua palatium est extra muros, armatis omne circumdedit. ingressusque obscuro iam die, ablatis regiis indumentis Caesarem tunica texit