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A la mère de Nadhir Ktari on n’a pas seulement ôté la joie de voir son fils

A la mère de Nadhir Ktari on n’a pas seulement ôté la joie de voir son fils, on l’a aussi privée de la tristesse que ressent toute mère quant à la mort de son fils; par l’effet de la colère qui dépasse la tristesse et de la résignation qui fait accepter le pire et nous le fait réclamer presque.

Sa résignation est réaction et sa réaction est action alors que tous font semblant de bouger en restant sur place, des mois durant.

Nos otages en Libye méritent mieux que des interrogations en guise de deuil.

Pourquoi mourrons-nous ?

Nous n’avons pas encore trouvé de réponse à la question qu’éternellement, on se pose, qu’une autre, par la bêtise humaine, à nous s’impose: « Pourquoi nous tuent-ils? »…

La mort est bête, mais il est des vies qui s’arrêtent encore plus bêtement…

Pensée aux familles de Chourabi et Ketari meurtries plus d’une fois.

Observer certaines gens et spécialement celles qui répondent à la sincérité par son contraire

A bien observer certaines gens et spécialement celles qui répondent à la sincérité par son contraire : l’Autre ne vous perçoit pas comme vous êtes mais selon ses propres complexes.

Le conflit entre ce qu’on est et ce qu’on aurait aimé être parasite la simplicité des relations humaines et révèle le « mauvais côté » qu’on dissimule… mais qu’on ne fait que maquiller.

Ce qui nous lie à nous-mêmes

Ce qui nous lie à nous-mêmes est la quintessence même de ce pays: ce je ne sais quoi qu’il a, qui fait qu’on le dénigre quand on y est et qu’on l’idolâtre une fois ailleurs.

Un rapport quasi affectif avec ce petit pays qui fait que nous gravitions autour, que nous en tirions une lumière pouvant éblouir même quand on s’en éloigne et faisant que l’on s’éteigne quand on s’en éloigne trop.

Une lumière que l’habitude empêche certains de voir et qui est pourtant là! Nous sommes tous l’ombre de cette lumière.

Nous serons à jamais liés, dans notre même trajectoire, vers et autour d’elle.