Ennahdha, ce pot de fer de la politique tunisienne

26 mai 2016

Enfin clos le congrès d’Ennahdha, le dixième, celui qui survient après des décennies de vie commune entre la Tunisie et la pensée politico-islamique, décennies houleuses et une relation plus stable désormais. Un congrès en grande pompe, donc, comme pour célébrer les cinq ans d’activisme politique public, après des décennies de clandestinité, d’exil et de traque. Ce parti qui, au sein de ses structures, a noué avec la démocratie est, à l’échelle nationale, de plus en plus solide. Son congrès, on en parlait longtemps avant et on en parlera longtemps après.... [Lire la suite]

Egaux en héritage: Rêve altruiste ou manœuvre politique?

11 mai 2016

Voilà qu’en Tunisie, le débat se tourne de nouveau vers une problématique qui risque d’être de taille: l’égalité en héritage. Un projet de loi déposé par le député indépendant Mehdi Ben Gharbia fait déjà débat parmi les politiciens et divise au niveau de l’opinion publique. Fustigée par certaines personnalités politiques, la démarche de Mehdi Ben Gharbia est loin de faire l’unanimité. En attestent la prise de position de la députée du parti islamiste Ennahdha Yamina Zoghlami jugeant que la femme a d’autres priorités et la volte-face du... [Lire la suite]

Si ce message te parvient c’est qu’ils n’avaient pas tout faux ceux qui disaient que les grands ne meurent pas

7 avril 2016

6 avril 2000, on enterrait Bourguiba. 6 avril 2016, on enterre Sghaier Ouled Ahmed. Si ce message te parvient c’est qu’ils n’avaient pas tout faux ceux qui disaient que les grands ne meurent pas, que les artistes ne meurent jamais, que les poètes étaient immortels. Moi, cette femme et demie que tu as vantée, moi cette Tunisienne que tu as chantée, moi ce vers exceptionnel que tu as composé, te charge, en ce jour triste, pour nous, délivrant, pour toi, de transmettre ce message à un autre grand qui, le même jour que toi, avait repris racine dans cette terre de Tunisie. Sghaïer,... [Lire la suite]

En photo- Meurt-on pour sa patrie, un jour?

11 mars 2016
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Douze sécuritaires sont morts dans l’attaque terroriste de Ben Guerdane. Douze noms que la Tunisie ancrera dans son Histoire, comme y ont été ancrés, avant eux, des milliers d’autres. Des noms que la patrie garde, en sa mémoire collective, comme un ensemble, une entité globale, nommée sacrifice. La patrie se construit, nourrit ses valeurs, confirme sa valeur, de cette notion faite de noms, de larmes et de sang. En ces temps difficiles, le don de soi devient une valeur commune, faisant oublier à tout un chacun qu’il est un et ancrant, en lui, la conviction qu’il est partie d’un... [Lire la suite]

Ben Guerdane- Trois buzz et 36 terroristes tués

7 mars 2016
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Le 7 mars 2016, la Tunisie a vécu au rythme d’une attaque terroriste ayant visé Ben Guerdane. 36 terroristes tués, sept arrêtés et 18 martyrs entre civils et sécuritaires. Tout au long de la journée, ce qui était, au départ, perçu comme un attentat « ordinaire », s’est avéré être « un acte sans précédent », comme l’a désigné le président de la République Béji Caïd Essebsi. Le bilan s’est, en effet, révélé être lourd en pertes humaines, vers la fin de la journée. Un couvre-feu a été décrété à Ben Guerdane et d’autres décisions ont suivi. Auront... [Lire la suite]

Le cinéma en zone aride

28 février 2016
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Une salle de cinéma très particulière pour une projection qui l’est tout autant ! Les habitants de la zone rurale de Ghardeya (Beni Khiar) ont pu profiter d’un cinéma de proximité venant à eux, dans leur univers et malgré l’absence d’infrastructures adéquates. Elèves, parents, jeunes et moins jeunes ont assisté à la projection sous serre. Les pieds dans la terre et les yeux rivés sur un écran de fortune, ils sont des dizaines à avoir vécu cette parenthèse culturelle dans une zone qui en connaît l’aridité au quotidien. De l’éphémère qui fait surgir, d’un cadre... [Lire la suite]

Belaïd, cet assassinat qui nous tue encore

5 février 2016
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  6 février d’un certain hiver tunisien. Chokri Belaïd meurt en bas de chez lui, tué par des balles dont l’origine demeure inconnue. Le leader de gauche ne se gênait pas de dire ce qui gênait, il n’hésitait pas à citer l’islamisme politique comme la source des maux tunisiens, il n’avait pas peur de citer les noms des leaders les plus extrémistes et de les désigner comme les  manipulateurs d’une Tunisie qui se radicalise. Il n’a pas eu peur de dire que des volontés étrangères à la Tunisie constituaient les marionnettistes d’un pays qui peinait à trouver la voie,... [Lire la suite]

Tunisie- Génération chômage

2 février 2016

   Ils sont nombreux à relater un quotidien difficile, à raconter, à des citadins atterrés devant leurs écrans, leurs journées de désuétude, à dessiner, en noir et blanc, l’image de dizaines d’heures écoulées dans la langueur, dans des cafés bondés du matin au soir, autour d’une boisson qu’ils divisent par six et d’un paquet de cigarettes à partager. Les jeunes de Kasserine, de Thala, de Feriana et de tant d’autres villes enfouies dans les tréfonds tunisiens de la négligence et de l’injustice. Samedi 16 janvier, Ridha Yahiaoui proteste contre le retrait de son... [Lire la suite]

Les bras cassés et les laissés-pour-compte

20 janvier 2016
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Le suicide d’un jeune chômeur de Kasserine a alimenté, depuis le 16 janvier 2016, la grogne populaire et ravivé ce qui restait de dignité, dans un pays où les valeurs au nom desquelles le peuple s’est soulevé sont devenues de vains slogans politiques. Parce que son nom a été ôté d’une liste pouvant le faire parvenir à un poste dans le secteur public, Ridha Yahiaoui a été électrocuté, alors qu’il tentait de se suicider, en pleine rue, dans sa ville qui, depuis 5 ans, n’a connu que les promesses non tenus et n’a vu défiler que la figuration politique. Depuis, sa région... [Lire la suite]

Tunisie- Révolution, 5 ans, oui mais…

14 janvier 2016
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Révolution, cinq ans après, l’euphorie immédiate à ce qui a changé la Tunisie politiquement et socialement est passée. Eteinte à force de désenchantements, on la rallume, lors de cérémonies et de marches, le 14 janvier de chaque année. Récupérée politiquement, la date du soubresaut tunisien qui continue de secouer le pays se célèbre certes, mais sur un mode sceptique. Qu’a-t-on changé ? Vers où allons-nous ? Révolution, oui, mais…              – Enfin une démocratie ! Nous avons un président élu, des députés qui nous représentent. Nous avons une Constitution... [Lire la suite]