Société

Mohammed VI et l’envers du décor

2 juin 2014
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Un roi dans les rues de Tunis. Quel honneur ! Dans les rues de Tunis ? Quelle horreur ! Et s’il avait vu l’envers du décor ? A-t-on pensé à nettoyer les rues avant que le roi n’entame sa marche au centre ville de Tunis ? C’est que nous sommes en pleins chantiers démocratiques et que, pour nos gouvernants, le reste semble être accessoire. Ceux qui nous gouvernent étaient, il n’y a pas si longtemps de cela, des citoyens ordinaires. Mais ils ont été, depuis et jusqu’à très peu, barricadés dans leurs ministères et palais. Des barbelés nous empêchaient, nous autres citoyens,... [Lire la suite]

Affaire Bouneb, journaliste dans une prison à ciel ouvert au Qatar

2 juin 2014
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Mahmoud Bouneb est l’ancien directeur exécutif d’Al Jazeeera children et de Baraem, des chaînes spécialisées qu’il a dirigées depuis 1999. Mahmoud Bouneb est surtout un citoyen tunisien, otage d’une injustice, victime de la justice qatarie qui le prive, depuis deux ans et demi, de son droit au voyage. Séquestré loin de son pays, Mahmoud Bouneb est en attente de la suite de son procès prévue pour le 4 juin 2014. Ce sera la 10ème étape judiciaire d’un journaliste dont le sort est entre les mains de la justice depuis septembre 2011. Quand l’affaire de Mahmoud Bouneb a été... [Lire la suite]

Tunisie- L’islam fait peur?

29 mai 2014
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La nature musulmane du Tunisien ne présentait aucun doute quant à sa sincérité, à son authenticité et à son aspect inébranlable. C’était sans compter l’arrivée de la révolution, une révolution sans leader qui a mis à mal les valeurs d’une société pour les remplacer par celles d’autres. L’islam de nos ancêtres n’est plus, celui de nos descendants pourrait faire peur. La révolution tunisienne, a, certes, offert un air de liberté dont on avait perdu le goût, 23 ans durant, mais elle a aussi engendré une dégradation désolante au niveau des valeurs morales. Tolérance... [Lire la suite]

Simplisme politique et politique des extrêmes

26 mai 2014

S’il est un pays qui connaît la gueule de bois d’après-élections, comme nous l’avons connue après la révolution, c’est bien la France. Malgré sa démocratie enracinée, malgré son attachement à la pluralité politique, malgré sa tolérance quant à la différence idéologique, la France est explicitement critique face au parti d’extrême droite. Elle dit ouvertement, à travers ses médias et ses figures politiques, son indignation face au choc qu’a constituée sa victoire inattendue aux dernières élections. Les lendemains de votes ont des goûts difficiles, visiblement.... [Lire la suite]

Diplomatie tunisienne, un mal-être qui s’aggrave

23 mai 2014
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S’il est un ministère qui a pâti après la révolution d’une mauvaise image liée, essentiellement, à l’intrusion du politique dans le diplomatique, c’est le ministère des Affaires étrangères. La nomination à sa tête de Rafik Abdesselem, gendre du leader islamiste Rached Ghannouchi, puis ses déboires judiciaires, ont marqué un passage de la diplomatie rigoureuse à une diplomatie contestable et contestée. Les intrusions de Moncef Marzouki n’ont fait qu’accentuer le trait d’une politique étrangère, étrangère aux codes en vigueur. La diplomatie tunisienne a commencé... [Lire la suite]

Peut-on donner ce qu’on n’a pas ?

19 mai 2014

La Tunisie est exposée, par déviation, au mal ayant frappé la Libye, un mal indéfinissable encore et dont les débouchées demeurent inconnues. L’issue reste donc improbable, mais notre pays la subira, incontestablement.Une équation à deux inconnues que celle que connaît la Tunisie, celle d’un mal étranger à sa volonté et celle d’un autre inhérent à l’avenir politique qui s’y dresse. Entre conflits « inter-partis » et conflits « intra-partis », la scène politique tunisienne sombre dans un flou qui profitera, à coup sûr, à ceux... [Lire la suite]

Le citoyen ou le militant, qui est le coupable?

12 mai 2014
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Trois ans après, il ne reste de la révolution tunisienne que des images en noir et blanc, que des souvenirs de chants de révolte passés de mode, que des éloges faits par des dirigeants étrangers à notre démocratie naissante, que quelques langues déliées. Libérées, certaines plumes le sont désormais, aussi, mais pour dire l’impensable : ces pratiques que l’on croyait révolues, l’amour invétéré du pouvoir, la médiocrité politique, l’épopée quotidienne de ces dirigeants au creux de la vague et de ceux qui, chaque jour, touchent le fond et restent, tout de même, encore... [Lire la suite]

Une autre jeune fille violée par des policiers !

6 mai 2014
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Une fille a été violée par des policiers. Oui, cela a un air de déjà lu. Non, cela ne concerne pas la Tunisienne Meriem, défendue par des dizaines de militants des droits de l’Homme et soutenue par des centaines de citoyens, au moins. Les faits ne se sont pas déroulés à la banlieue tunisienne de Aïn Zaghouan, mais à Paris, au 36 quai des Orfèvres, exactement. Le scénario rappelle à s’y méprendre les faits de la série policière éponyme. Dans la nuit du 23 avril, Emily S., une touriste canadienne, a quitté la bâtisse historique de l’Ile de la Cité en pleurs. Quatre policiers... [Lire la suite]

La France a répondu présente à Mehdi Jomâa

29 avril 2014
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Lundi 28 et mardi 29 avril 2014, Mehdi Jomâa, chef du gouvernement tunisien accompagné d’une délégation ministérielle, ont entrepris un voyage officiel en France. A l’arrivée, les attentes étaient importantes et, au retour, les retombées le sont aussi. C’est ce qui a été annoncé lors des différents points de presse organisés et tenus par M. Jomâa, ses ministres et leurs interlocuteurs français. Qu’en est-il de cette visite et qu’en sera-t-il des promesses qui y ont été accordées ? L’Histoire de la Tunisie est marquée par trois phases : près de huit décennies de... [Lire la suite]

La communication par tweets et Instagram d’un gouvernement décontracté

29 avril 2014

Il fut un temps où les médias étaient le seul moyen pour les politiques de communiquer avec les citoyens. Hormis les rencontres directes peu nombreuses, occasionnelles et protocolaires, un ministre, ça ne se croisait pas au coin de la rue ou très rarement. En Tunisie du moins. Les temps ont changé et avec l’apogée qu’atteint l’utilisation des réseaux sociaux en tous genres, un ministre ça aime, ça partage, ça twitte et ça instagram. Finis les discours guindés et les attitudes calculées à l’avance. Désormais, un chef de gouvernement, ça plaisante, ça improvise, ça marche... [Lire la suite]